Lavande et Provence, une histoire qu’on n’a pas fini d’écrire.

Les 4 et 6 juillet , l’équipe de Conséquences s’est rendue dans un paradis bleu, les champs de lavande de la Drôme et des Alpes-Maritimes, pour en apprendre plus sur cette filière emblématique et pourtant en danger face aux évolutions climatiques. Lors de deux événements ouverts au public, nous avons pu explorer ce joyau du patrimoine provençal, entre senteurs, paysages, enjeux agronomiques, touristiques et économie locale.

De la cueillette de lavande sauvage de Christophe Cottereau à La Tour-sur-Tinée (06), à la ferme de lavande bio de michel Blanc à Ferrassières (26), nous avons pu rencontrer les paysans qui portent la production de cette plante miraculeuse.

Michel nous l’a dit clairement : sur le plateau d’Albion qui l’a vu grandir, les champs de lavande s’étendaient à perte de vue il y a 50 ans. Aujourd’hui, il estime que 50% ont arrêté de produire de la lavande.
Pour Christophe, l’inflorescence (l’ensemble des fleurs contenues sur une tige) des lavandes sauvages est deux fois plus courte qu’il y a 20 ans, au moment où il a commencé son métier.

Sécheresse, canicules, déplacement des saisons, gel de printemps, maladies et insectes ravageurs : nombreux sont les périls liés au changement climatique qu’affronte cette petite fleur d’été. Même indirectement, la transformation de notre climat intensifie la concurrence internationale en octroyant à certains pays pouvant produire moins cher, les conditions adéquates à la culture de la lavande.

Pourtant, inimitable, la lavande de Provence soutient des centaines d’emplois, dans l’agriculture bien sûr, mais aussi l’artisanat, la restauration et le tourisme.

Alors, comment protéger cet emblème provençal ?

L’atténuation du changement climatique est indispensable, mais en attendant, les producteurs doivent s’adapter pour survivre. D’un côté, Michel et ses collègues producteurs, dont Alain Aubanel, président de la PPAM de France, font preuve d’ingéniosité afin de garantir la qualité de leurs lavandes bio, en réinventant les techniques d’autrefois.

De l’autre, Bert Candaele, directeur du CRIEPPAM, cherche à développer des variétés plus résistantes et de nouvelles techniques d’agronomie.

Ils ont un message à faire passer : pour protéger la filière et le riche terroir provençal, les consommateurs doivent privilégier les produits et parfums naturels, cultivés sous le soleil du Sud de la France.

Merci à nos partenaires d’avoir partagé avec nous et notre public les trésors olfactifs de la Provence. À bientôt pour le retour en vidéo sur notre réseau Le Comptoir de ces belles rencontres autour de la lavande !